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Playground, première signature de Zadig & Voltaire Music

Interview du label musical de la marque de mode Zadig & Voltaire.

Bonjour, Zadig et Voltaire Music, nouveau label d’une marque à l’univers reconnu dans le monde entier, comment se passe le choix de vos signatures ?


Zadig&Voltaire Music est un label issu du monde de l’art, de la création et de l’univers de mode, davantage que de l’industrie du disque.

Si nous sommes structurés et organisés comme un vrai label musical, nous tenons plus que tout à conserver un côté artisanal, « fait main », « créateur », une attitude directement inspirée des valeurs originales de la marque Zadig et Voltaire.

Nos bureaux sont d’ailleurs situés au siège, entre l’étage où sont conçues toutes les collections, et celui des relations presse et du bureau de l’export.

C’est ainsi, baigné dans une culture collective où les échanges sont possibles, que le « son » de Zadig et Voltaire a trouvé son chemin et sa raison d’être, naturellement.

Centralisées par la cellule « direction artistique », nos sélections se font de manière assez empiriques, au hasard des rencontres et des sensibilités.

Après avoir vu énormément d’artistes, dans des genres musicaux très différents, et sans aucun à priori, notre choix s’est porté sur « Playground », un coup de cœur unanime au sein de la maison Zadig.

Playground, première signature du label, quels sont les qualités que vous recherchez chez un artiste ?

Nous ne recherchons pas un artiste idéal qui remplirait toutes les cases d’un portrait robot selon une cible pré établie par nous.

Nous sommes à l’opposé de ce genre d’approche marketing, car elle impose un rapport de force beaucoup trop brusque à la fois vis-à-vis des artistes et de nos clients.

Pour répondre à votre question, dans l’ensemble de choses qui nous ont convaincu chez Playground, il y a eu d’abord la personnalité cosmopolite et visionnaire de Firouz Farman-Farmaian, le leader et chanteur du groupe, le fait que Playground soit un groupe avec une forte légitimité « live », adorant s’exprimer sur scène, et aussi, bien sûr, ce son particulier, super qualitatif et novateur, faisant le lien entre de sublimes mélodies rock/folk, voire pop, et une production « french touch » imparable sur le dancefloor.

Rappelons que l’album est produit et réalisé par l’un des meilleurs producteurs du moment, Eric Chédeville (Daft Punk, Sébastien Tellier).

Cette première signature est-elle pour vous le reflet de l’univers de votre marque uniquement ou aussi une façon d’élargir votre cible ?

Zadig et Voltaire, avant d’être une marque de vêtements, est avant tout un état d’esprit, particulièrement français dans son goût pour l’indépendance et le luxe à la fois, qui peut se décliner aujourd’hui sous différentes formes : un parfum, un bijou, un album de musique, un livre, un événement, etc, il n’y a pas de stratégie marketing particulière à ce niveau.

La marque a une histoire, et cette histoire se déploie naturellement et créativement chaque jour. L’activité musicale de Zadig et Voltaire en est l’une des extensions.

Nous ne tenons pas à définir le genre et le nombre d’artistes à signer, peut-être un, deux ou trois par an. Les notions de rareté, de qualité et d’exclusivité sont au cœur de nos intérêts, mais ne voulons pas nous laisser enfermer dans un business model ou une ligne éditoriale trop rigide… et devenir un label de plus. Nous avons soif de liberté plus que de contraintes.

Dans une industrie du disque morose, pourquoi lancer un label ?

D’abord, parce que nous avons les moyens de suivre un artiste, de la production de son album à distribution physique et digitale, en passant par un appui important en termes de communication et de merchandising.

Ensuite, chez Zadig et Voltaire, il y a une culture, voire un culte de l’objet. Pour nous, c’est un plaisir que de fabriquer un CD, un vinyle, un T-shirt en série limitée, mais aussi un clip ou une photo de presse.

Il y a une noblesse à mettre en œuvre un bel objet, puis le distribuer une fois qu’il est fait dans nos boutiques.

Nous avons conscience d’être à contre-courant de l’industrie musicale sur ce point, à l’ère du tout numérique et du téléchargement, mais ce n’est ni la première ni la dernière fois que Zadig et Voltaire fait différemment que les autres.

C’est tout simplement dans son ADN. Ceci étant, la distribution numérique n’est pas en reste, nos productions sont en vente sur notre plateforme web, très active et fréquentée, et en exclusivité sur itunes bientôt.

Enfin, la vraie mission de fond que nous nous sommes fixée, est de promouvoir nos artistes à travers le monde, et, de cette façon, une certaine idée de la culture française actuelle et vivante.

Pour bien faire, nous nous appuyons sur le réseau de boutiques Zadig et Voltaire qui s’étend des      États-Unis au Japon, en passant par le Moyen-Orient, et toutes les grandes villes européennes.

Ces boutiques deviennent ainsi les vitrines et points de ventes officiels de nos artistes, ainsi que les relais d’un Zadig Tour, se transformant en showcase le temps d’une soirée.

La cellule PR, promotion, booking, se chargeant de faire le reste du travail sur place, pays par pays. Nous en sommes au début, mais avons bon espoir d’atteindre nos objectifs au regard des réactions plus qu’encourageantes qui viennent de l’étranger.

Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes talents qui souhaitent vous faire découvrir leurs univers musicaux ?

Il ne serait pas dans nos principes, de faire un appel d’offre déguisé, nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star. Nous aimons les belles histoires, et celles-ci ne se commandent pas. Il faut faire confiance à la vie, et aux hasards des rencontres.

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