Blonde Amer

Pouvez-vous nous parler du début de votre carrière, une anecdote, un déclic qui vous a poussé à vous lancer ?

Quand j’avais 16 ans, je voyais mon grand frère partir tous les samedis avec sa basse et sa mobylette pour aller répéter avec son groupe qui faisait des reprises des Stones, des Beatles et de Santana. Je l’enviais. J’avais étudié le piano mais jamais joué dans un groupe.

Un jour, son groupe a eu l’occasion jouer quelques titres chez un copain qui fêtait son anniversaire dans le sous-sol de son pavillon à La Celle-Saint-Cloud. Le groupe n’avait pas vraiment de chanteur. On m’a proposé de faire un essai en répétition sur Get Back des Beatles. Essai concluant, je chantais juste, j’avais les cheveux longs et je bougeais la tête… 15 jours plus tard, nous faisions notre premier concert devant 30 ou 40 ados et ensuite, je n’ai jamais pu me défaire du virus de la musique.

Il nous a fallu ensuite 10 ans de travail assidu pour obtenir notre premier contrat avec le label Ariola.

Comment se passent vos répétitions et enregistrements ? (Lieu, durée, travail en équipe)

Nous répétons à la maison où nous avons un local de répétition en sous-sol. Le groupe répète au moins 3 à 4 fois par semaine en période de concert, et chacun fait du travail personnel en plus.

Pour l’écriture et l’enregistrement du dernier album, on a fait quelques répètes et impros à partir de riffs et de suites d’accords qui nous trottaient dans la tête. On enregistrait toutes les répétitions et puis, quand on a senti qu’il y avait de bonnes idées, on a fait venir Nico Garin (qui a réalisé l’album) pour l’impliquer très en amont dans le processus de structuration des titres et d’arrangement. On a dû faire une trentaine de séances d’écriture et d’arrangement, on a bossé les rythmiques et les plans des morceaux et puis ensuite, on est allés en studio quand on possédait bien les titres.

On a enregistré l’album en une dizaine de jours au Studio 180, un studio très tranquille situé près de la Cité de la Musique à Paris. On a mixé l’album dans le home studio du réalisateur et finalisé le mix au Studio 180. Le mastering de l’album a été fait en Angleterre.

Faites-vous du live ? Comment cela se passe-t-il ? Avez-vous un agent ou contrat de tourneur/booking

On a fait beaucoup de scène lorsque nous avons sorti notre premier album. Notre tourneur, Gérard Drouot productions, a fait un boulot extraordinaire pour nous. Nous avons eu la chance de jouer dans tous les grands festivals, de tourner partout en France, au Canada et en Belgique, et de jouer en ouverture d‘artistes comme Bob Dylan ou Status Quo. Pour notre nouvel album, nous avons aujourd’hui un nouveau tourneur – Point G productions – qui propose Blonde Amer avec l’un de ses autres artistes : Les Infidèles, un groupe avec lequel nous avons tourné à nos débuts.

Mais ce n’est pas facile de trouver des dates, car nous ne bénéficions pas de la même exposition médiatique qu’à nos débuts.

Quelle est votre prochaine actualité ? Des choses à venir ?

Notre album est en promotion et nous serons en concert avec le groupe Les Infidèles à la péniche-théâtre Le Nez Rouge le 17 mai : 13 quai de l’Oise à Paris. D’autres dates suivront en province.

Avec Internet, les talents ont aujourd’hui une grande liberté pour faire découvrir leurs œuvres au public, quels sont les moyens / outils que vous conseillez ?

Les moyens sont connus : Youtube, Facebook, Instagram… La liberté est immense, effectivement, mais la concurrence est aussi tellement plus forte qu’avant, depuis l’avènement d’internet, que je n’ai pas vraiment de conseil à donner. Il me semble qu’il y a plus de schémas possibles pour réussir qu’auparavant.

On peut émerger sans maison de disques, on peut émerger grâce à la scène ou grâce à Youtube… Mais, quoi qu’il en soit, il faut être bon et si possible meilleur que les autres. Bon sur scène, actif sur les réseaux, accrocheur avec les labels et les tourneurs… En fait, il faut faire feu de tout bois.

Le téléchargement illégal, quel est votre avis sur le sujet ?

Ca fait mal au porte-monnaie des artistes mais ça permet en revanche de faire connaître les jeunes artistes et cela, ça n’a pas de prix…. En tous les cas, personnellement, je préfère largement le téléchargement illégal au streaming qui, lui, favorise financièrement les artistes réputés au détriment des moins connus.