
La radio est le média préféré des français. Au réveil, dans la voiture, au travail, ce sont 42,3 millions de personnes l’écoutent quotidiennement (Médiamétrie, Janvier-Mars 2009). 99,1% des foyers sont équipés dun récepteur en état de marche. A la différence de tous les autres médias, elle na pas encore franchi le cap du numérique (en tout cas en France). La radio sapprête donc à vivre sa plus grande révolution depuis 1981 mais tout comme pour la télévision il faudra du temps avant lextinction définitive du signal FM.
La norme de diffusion choisie par la France est le T-DMB. Lensemble des autres pays européens ont choisi lautre solution : le DAB+. Certains acteurs dénoncent un lobbying des grands groupes radios afin décarter les nouveaux entrants. En effet, le choix du T-DMB limite le nombre de radios diffusées car il demande plus de bande passante et la diffusion coûte bien plus cher. Néanmoins il offre de nouvelles possibilités grâce à des données associées comme des photos, pochettes de disques, titres, propos des invités, liens hypertextes etc
Contrairement à la FM, un émetteur diffusera plusieurs radios (8 en moyenne) rassemblées en multiplexes, tout comme pour la télévision numérique. Il faudra donc que lensemble de ces stations cohabitent et se mettent daccord pour toutes les décisions relatives à leur diffusion.
Les radios associatives, déjà fragiles financièrement, redoutent ce passage au numérique et réclament des aides de la part du gouvernement. En effet, la double diffusion analogique/numérique pendant les premières années va leur coûter cher et certaines dentre-elles se retrouvent en danger.
La radio numérique permettra à lauditeur de profiter dune offre plus large. Par exemple, 55 radios à Paris dont 7 nouvelles, 41 à Marseille dont 12 nouvelles et 40 à Nice dont 13 nouvelles. De nouveaux projets nationaux ont également vu le jour : LCI Radio, RTL LEquipe, Europe1 Sport et R2O nexistaient pas en FM.
Concernant les avancées technologiques, la qualité de son se rapprochera de celle dun CD mais contrairement à la FM qui grésillait parfois, en numérique on capte soit tout, soit rien.
En plus du son, on pourra aussi bénéficier des images grâce aux données associées ce qui permettra dinteragir avec la radio par lintermédiaire de mini-sites.
Enfin, il sera impossible découter les radios numériques avec les postes analogiques actuels. Il faudra donc tous les renouveler ce qui ne sera pas chose aisée sachant quen moyenne, chaque foyer dispose de 6 récepteurs FM. Il est encore difficile de se procurer des récepteurs numériques et leur prix est en moyenne entre 90 et 120 euros. La migration sera donc lente sachant que les constructeurs automobiles ne prévoient de les installer quà partir de 2013 dans nos voitures.
Bah ca sert à quoi avec le WIFI et la 3G?