ladyhawke

Les gens se demandent souvent pourquoi il y a toujours un écart important entre mes albums, » dit Pip Brown, artiste originaire de Nouvelle-Zélande qui officie derrière ses synthés pop sous le nom de Ladyhawke; La raison est à la fois compliquée et simple, simple car « Je n’ai jamais sorti quelque chose dont je ne sois pas fière « .

Cet instinct a bien servi Brown, depuis son premier album éponyme paru en 2008, classé n ° 16 des charts U.K et n ° 1 en Australie et Nouvelle-Zélande. Il a remporté le prix de la musique ARIA en l’Australie pour le meilleur album “Breakthrough”, six prix en Nouvelle-Zélande et a été nominé pour le très convoité Best International Artist au Royaume-Uni.
Deux albums joyeux et leurs singles aux accents electro « Paris Is Burning » et « My Delirium, » directement inspirés des sons des jeux vidéos pour lesquels l’artiste voue une véritable passion, ont suivi le même chemin vers la reconnaissance médiatique et le succès auprès du public.

Apres la sortie d’un troisième album plus angulaire, ‘Anxiety’ enregistré en France avec le producteur Belge Pascal Gabriel, Brown se met en quête d’une authenticité qui la conduit dans un voyage de plus de trois ans ; elle abandonne ainsi un album complet de Ladyhawke (trop sombre, écrit sous l’emprise de l’alcool qui l’aide a lutter contre ses troubles d’anxiété) et se consacre à peaufiner ce ‘Wild Things’. « Je me sens bien pour la première fois en 10 ans. J’ai l’esprit clair! Voilà ce que je fête.  »

Avec l’aide du producteur Tommy English (Børns, Tiësto, Dark Waves), qu’elle rencontre grace à sa voisine à L.A., la musicienne et artiste de tatouage Kat Von D., cet album se construit comme une thérapie; “«Il était au piano, j’étais à la basse, » se souvient-elle. « Nous avons juste jammé sur des idées, et Tommy me poussait à aller plus loin  »

Et à bien des égards, Wild Things porte moins sur les démons du passé et est plus un catalyseur de ce qui est à venir. « Cet album m’a donné du sens et un but. Même si cela m’a pris des mois ou des années pour obtenir cet effet, dès que l’album a été terminé, un poids incroyable s’est levé de mes épaules », dit-elle. Vous pouvez entendre cette liberté dans l’exubérance éhontée de Wild Things.