La Princesse Est Dans Les Cordes, the Interview !


Pouvez-vous nous parler du début de votre carrière, une anecdote, un déclic qui vous a poussé à vous lancer ?
C’est assez difficile de se remémorer une anecdote particulière, c’est plutôt l’accumulation de plein de petites choses. Un titre entendu à la radio, les premiers cd, puis un pote qui a une guitare chez lui. On commence à gratouiller, on se dit que c’est cool. on reprend des chansons, on se prend pour une rock star dans sa chambre et puis on a envie de jouer avec les potes , donc on monte un groupe ! Voilà comment ça peut démarrer !

Comment se passe vos répétitions et enregistrements ? (Lieu, durée, travail en équipe)
On répète au minimum 2 fois par semaine depuis la création de la Princesse. On se retrouve au DGD studio à Pantin. On a besoin de se voir régulièrement pour être sûr de nous. C’est aussi des moments où naissent les idées extra-musicales, comme faire des vidéos où réfléchir à la promo…
Au niveau de l’écriture, ce n’est que du travail en commun, chacun intervient sur les parties des autres. C’est parfois un peu compliqué mais on arrive à une espèce d’unanimité qui nous permet de nous identifier complètement aux morceaux, même s’il faut faire quelques concessions par moment. Ensuite, on enregistre le morceau en live, vite fait, pour nous permettre de corriger quelques trucs , ou simplement nous rendre compte de manière définitive que le morceau ne nous plait pas.
Une fois cette étape effectuée , on part préproduction,avec notre ingé son Christophe Leroux. Première étape vers les versions définitives. Puis on cherche le réalisateur pour les enregistrer en studio. En l’occurrence sur notre prochain album, nous avons travaillé avec Arnaud Bascuñana (Deportivo, Rhesus…).

Faites-vous du live ? Comment cela se passe-t-il ? Avez-vous un agent ou contrat de tourneur/booking ?
Le live, c’est la passage obligé pour un groupe de rock. On fait entre 20 et 40 dates par an. Nous n’avons pas de tourneur, donc nous faisons de “l’autobooking”. C’est un peu compliqué et ça prend beaucoup de temps, mais si on veut exister, il faut de l’actu live, c’est vital!

Quelle est votre prochaine actualité ? Des choses à venir ?
On sort notre 2ème album “Meilleur espoir féminin” le 13 février prochain, dans tous les bacs de France et on repart en tournée à partir du 27 janvier, on sera à Lille, le10 février à Paris, le 17 à St Lo… Toutes les dates sont sur notre site internet www.laprincesse.fr

Avec Internet, les talents ont aujourd’hui une grande liberté pour faire découvrir leurs oeuvres au public, quels sont les moyens / outils que vous conseillez ?
Internat c’est la jungle ! Il y a des dizaines de sites qui donnent des conseils pour promouvoir sa musique sur le web. Je conseille déjà de visiter des sites comme Don’t Believe The Hype ou Teams (qui a développé notre site), et d’essayer d’adapter leurs conseils à son projet.
Je pense que la première chose à faire et de casser la culture du secret, ne pas hésiter à expliquer aux gens ce que l’on vit, ce que l’on fait pour que son projet existe.
Pour nous, l’outil indispensable avant tous les autres, c’est d’avoir un bon site internet accrocheur, vivant et agréable à visiter. Ensuite le travail sur les réseaux sociaux est indispensable, mais il faut toujours penser à diriger les gens vers son site internet.

Le téléchargement illégal, quel est votre avis sur le sujet ?
Pour nous ce n’est pas le téléchargement illégal le problème, vu qu’on donne gratuitement certains de nos titres via internet. Le problème, c’est le prix des disques. Acheter 15 Euros un disque où on va retrouver un, voire deux titres pas mal, je comprends que les gens réfléchissent avant d’acheter.
Pour notre premier album, on a mis en place un système de “c’est toi qui décide du prix” à la sortie de nos concert et via le web. On a été surpris des sommes versées pour acheter notre disque.
Les gens aiment encore l’objet, mais il ne veulent plus payer des disques hors de prix. Réduire les marges de chacun, revenir à une formule plus directe entre l’artiste et le public et que les amateurs de musique aient le choix pour l’accès aux chansons, pour nous c’est ça l’avenir !


     

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