
Bonjour ANNE-FLORE, pouvez-vous nous parler du début de votre carrière, une anecdote, un déclic qui vous a poussé à vous lancer ?
Un soir, je suis allée à un concert de jazz au « el camino » à Caen. A la fin du concert fort symphatique, les musiciens invitaient le public à une scène ouverte. Je voyais les « poseurs de textes » défiler les uns après les autres, javais peur dy aller et en même temps peur de regretter mais jétais trop excitée alors jy suis allée, tremblante, mais lorsque jai commencé à chanter- cétait une chanson très suave aux allures marines jai entendu se réveiller doucement une contrebasse derrière moi. Ça y est jétais portée et navais plus peur. Cétait un de mes premiers moments sur scène accompagné par un musicien. La sensation fut forte et me donna envie dêtre sur scène.
Comment se passe vos répétitions et enregistrements ? (Lieu, durée, travail en équipe)
Les répétitions et enregistrements se passent en général chez lhabitant, le plus souvent dans la maison familiale des musiciens qui maccompagnent, Frank (bassiste) et Thomas Delannet (batteur). Ils y ont installé et équipé une pièce réservée à la musique et un studio denregistrement au sous-sol. Cest intime. Nous essayons de répéter ensemble au moins une fois par semaine. Je travaille les compos de mon côté et nous les arrangeons Frank et moi.
La plupart du temps, ça se passe comme ça.
Faites-vous du live ? Comment cela se passe-t-il ? Avez-vous un agent ou contrat de tourneur/booking ?
Oui, je joue sur scène, en solo ou avec des musiciens dont ceux que je viens de citer mais aussi quelquefois avec un violoniste Manuel Decocq. Jaime ce moment de partage et découte, ou presque tout est palpable car instantané. C’est une aventure. Frank est mon agent, il est aussi éditeur. Pour le moment, nous navons pas de tourneur et trouvons des dates par nous-mêmes.
Quelle est votre prochaine actualité ? Des choses à venir ?
La prochaine actualité, cest un clip vidéo de la chanson « EN VESPA »qui sortira à la mi-juin. Nous venons tout juste de terminer le tournage.
Et puis, la sortie officielle du premier Album « Mélangés » au mois de septembre prochain.
Avec Internet, les talents ont aujourdhui une grande liberté pour faire découvrir leurs oeuvres au public, quels sont les moyens / outils que vous conseillez ?
Je crois que tous les outils sont bons, limportant reste le contenu artistique.
Le téléchargement illégal, quel est votre avis sur le sujet ?
Le téléchargement illégal, c’est un des résultats de la question du dessus.
Il y a de plus en plus d’oeuvres et de productions, tout cela génère de l’argent et s’il y a le téléchargement légal, il faut qu’il y est son contraire.
Internet est notre société virtuelle avec ses bienveillants, et ses crapules. Les albums seraient alors les produits de luxe! Tout produit de luxe a sa contrefaçon, les crapules s’en donnent à cur joie et proposent des offres imbattables, sauf que nous (la majorité), artistes, nous n’avons pas encore la réputation ni le compte courant de Louis Vuitton.
Ce qui me rassure, c’est que cela ne date pas d’hier, mais ce qui m’inquiète c’est que ce système encourage à considérer luvre artistique comme un produit de consommation courante, et donc, d’une certaine façon, lartiste comme un parfait industriel.
Reste le public, le seul sentimental de l’histoire qui n’a aucun intérêt là-dedans sauf peut-être celui d’écouter sa chanson préférée et d’aller voir les artistes qu’il aime sur scène..